Replay (K. Grimwood).

C’est ma maman qui m’avait prêté ce thriller à succès. J’avais été très intriguée par le quatrième de couverture et après avoir lu deux romans un peu plus “lents” ( critiques à lire dans la catégorie lecture du blog), j’avais envie d’une lecture plus effrénée et intense.
C’est ainsi que je me suis lancée dans la lecture de “Replay”, roman de 1986.

Le speech : Jeff Winston est un homme tout à fait normal, en apparence : une femme, un travail, une routine qui l’étouffe un peu.
Mais en octobre 1988, alors qu’il écoute sa femme lui répéter les mêmes choses au téléphone, il meurt d’une crise cardiaque sur sa chaise de bureau.
Il meurt, oui, mais se réveille instantanément en 1963 dans sa chambre de campus universitaire. Il est amené à revivre une deuxième vie, avec l’avantage de connaître tous les plus gros évènements du futur…
Jusqu’à ce qu’il meurt de nouveau et se réveille encore dans sa chambre d’étudiant… Et ainsi de suite, ses morts et ses vies s’en suivent…

Ce que j’en ai  pensé : Qui n’a jamais rêvé d’être immortel ou de revivre sa vie pour la vivre mieux encore, pour réparer ses erreurs et tester plus de choses qu’on pourrait le faire normalement ? C’est cette originalité qui m’a donné envie de découvrir ce roman. Je me demandais comment un être humain allait pouvoir gérer le fait de revivre sa vie plusieurs fois. Qu’est-ce qu’il allait entreprendre, qu’est-ce qu’il allait en apprendre ?
Et bien finalement, on se rend compte que ce n’est pas si simple que cela et qu’on peut finalement vite en avoir marre et vouloir mourir pour de bon.

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est que le lecteur a la possibilité de lire plusieurs genres : de la science fiction, de l’eau de rose, de l’économie, du fantastique, du socio-politique, etc.
J’ai rarement lu un bouquin qui me transportait dans tant de genres différents et c’est pour moi une grande force et un grand exercice d’écriture.
De plus, il se lit très facilement et donc, le rythme et les genres ne s’essoufflent pas…
Du moins, jusqu’à un certain moment. Lors de certains chapitres, j’avais vraiment l’impression que l’histoire tournait en rond et que l’auteur en faisait un peu trop.
Comme s’il était à court d’idées et inventait des histoires et des dénouements un peu trop tirés par les cheveux.

Malgré ce bémol, je dois bien avouer que j’avais toujours envie d’en savoir plus, surtout parce que l’auteur ne s’est pas seulement contenté de faire mourir le personnage et de le faire “renaitre” à chaque fois au même moment de sa vie.
Et qu’en plus de tout cela, Jeff Winston, à chaque renaissance, se rappelle exactement de toutes ses autres vies. Cela rajoute pas mal de piment à l’intrigue. Non seulement, on se rend compte, dans certaines de ses vies, que le personnage n’a plus de limite (qui en aurait, à sa place?) mais en plus, qu’il est obsédé par une question : pourquoi moi ?
On est confronté alors à deux schémas : ses vies, ses expériences, ses rencontres mais aussi, sa recherche. Il souhaite que tout cela s’arrête et surtout, il cherche la source de cet étrange phénomène…

Somme toute, “Replay” est un très bon divertissement. Le lecteur est sans cesse surpris au fil de la lecture et j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire, malgré quelques longueurs et incohérences, parfois.
J’ai juste été très déçue par la fin (je ne vous en dirai pas plus, évidemment). Je vous dirais juste que je m’attendais à une fin plus “logique”.

Si vous aimez les romans surprenants tirés vers la science-fiction, je vous le conseille vivement ! 🙂

Avez-vous déjà lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

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